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Groupes de parole : un espace collectif animé par un psychologue

Offrez à une équipe un espace pour mettre en mots ce qu’elle vit et retrouver des repères collectifs. Un psychologue clinicien anime les séances dans un cadre confidentiel.

Un homme assis à une table dans une bibliothèque, carnet et micro devant lui
Un intervenant échange avec un groupe assis autour d’une table
Un intervenant échange avec un groupe assis autour d’une table
Le constat

Quand chacun vit la même situation, mais seul de son côté

Après une réorganisation, un décès ou une période de tensions, la parole circule déjà, mais reste fragmentée. Chacun détient une partie de l’histoire et les interprétations peuvent remplacer les faits.

Le groupe de parole crée un espace distinct du fonctionnement habituel de l’équipe, où chacun peut mettre en mots son expérience et entendre celle des autres, sous la conduite d’un psychologue.

Le travail porte sur ce que la situation professionnelle fait vivre au collectif, ce qui distingue le groupe de parole d’une réunion de service, d’une enquête ou d’une thérapie de groupe.

Le déroulé

Un cadre défini avant d’ouvrir la parole

La qualité d’un groupe de parole tient d’abord à la clarté du cadre, davantage qu’au nombre de séances. Nous définissons donc avant la première séance qui participe, dans quel but, selon quelles règles et ce qui pourra éventuellement être restitué à l’organisation.

  1. Cadrage

    Nous échangeons avec l’organisation sur le contexte, les événements récents, la composition du groupe et l’objectif du dispositif. Le psychologue vérifie ensuite que le groupe de parole constitue la bonne réponse.

  2. Présentation du cadre

    Le psychologue présente l’objet du groupe, les règles de confidentialité, la liberté de parole et les modalités éventuelles de restitution. Personne n’est tenu de raconter une expérience qu’il ne souhaite pas partager.

  3. Séance collective

    Le psychologue fait circuler la parole et aide à distinguer les situations des interprétations. Le groupe identifie ce qui est partagé, ce qui diffère et ce qui reste difficile à élaborer collectivement.

  4. Mise en perspective

    Au fil des échanges, le groupe construit des repères communs et distingue ce qui relève de l’événement traversé, des relations professionnelles ou de l’organisation du travail.

  5. Suites

    Selon le cadre convenu et les besoins observés, le dispositif peut s’arrêter après une séance, se poursuivre ou conduire à un autre accompagnement, comme un soutien individuel, une médiation, une supervision ou une intervention organisationnelle.

Les bénéfices

Ce que l’espace collectif change, de chaque côté

Sans chercher à faire parler tout le monde, le groupe de parole crée les conditions pour que ce qui affecte collectivement l’équipe puisse être travaillé collectivement.

  • Côté employeur

    Ce que vous y gagnez.

    • Vous offrez à l’équipe un espace extérieur pour travailler ce qui ne peut plus être traité dans les échanges habituels.
    • Vous évitez de demander au manager d’animer lui-même une parole dans laquelle sa position peut être directement impliquée.
    • Vous permettez au collectif de distinguer ce qui relève d’un vécu partagé, de difficultés relationnelles ou de problématiques liées au travail.
    • Lorsque cela a été prévu au cadrage, vous disposez d’éléments collectifs et anonymisés permettant d’orienter les suites, sans accéder au contenu individuel des échanges.
  • Côté bénéficiaire

    Ce que cela change pour lui.

    • Il peut parler de ce qu’il vit avec des collègues confrontés à la même situation.
    • Il entend d’autres perceptions sans avoir à les partager.
    • Il peut rester silencieux, puisque participer au groupe n’oblige pas à prendre la parole.
    • Il sait avant la séance ce qui restera dans le groupe et ce qui pourra éventuellement être transmis à l’organisation.
Trois hommes âgés échangent autour d’un café, dans un lieu lumineux
Le cadre

Ce qui permet réellement de parler

Posées dès le cadrage, quatre règles distinguent le groupe de parole de la thérapie et de la réunion de service.

  • L’objet professionnel

    Le groupe porte sur les situations professionnelles et leur vécu, sans constituer une psychothérapie collective ni explorer l’histoire personnelle des participants.

  • La liberté de parole

    Le psychologue sollicite et facilite les échanges, mais être présent ne signifie pas devoir parler, et aucun participant n’est tenu de s’exprimer ou de raconter une situation personnelle.

  • La confidentialité

    Le contenu individuel reste dans le groupe et les propos ne font l’objet d’aucun compte rendu nominatif. Les éventuelles modalités de restitution collective sont définies et expliquées aux participants avant le début du travail.

  • La place du management

    La présence ou non du manager est décidée au cadrage, selon la situation et l’objectif du groupe.

Une bibliothèque bien rangée, classeurs et documents sur les étagères

Un accompagnement collectif ajusté aux besoins de l’équipe

  • Le contexte, les objectifs, les participants et les règles du dispositif sont définis avant le démarrage.
  • Une ou plusieurs séances sont animées par un psychologue, avec un rythme adapté à la situation et ajustable si nécessaire.
  • Lorsque le besoin dépasse le cadre du groupe, une orientation vers une autre réponse peut être proposée : médiation, soutien individuel, supervision ou travail organisationnel.
  • Si une restitution à l’organisation est prévue, son contenu est défini en amont et ne comporte aucun élément individuel ou attribuable.
  • Un échange de clôture permet d’identifier les éventuelles suites à donner, dans le respect du cadre de confidentialité.
À côté de celle-ci

Les prestations souvent associées

FAQ

Questions fréquentes

Le manager doit-il être présent ?

En règle générale non, et c’est ce qui rend la parole possible. Il est reçu séparément, avant et après les séances, et il est destinataire de la synthèse, les éventuelles exceptions étant discutées au cadrage.

Combien de séances ?

Le dispositif peut compter une seule séance, mais nous en recommandons au moins trois, car une séance isolée ne suffit pas à produire des résultats. Au-delà de huit séances, le dispositif relève de l’analyse des pratiques.

La participation est-elle obligatoire ?

La participation repose sur le volontariat. En pratique, un cadrage clair et une invitation portée par la direction obtiennent une participation large.

Que remonte-t-on à l’employeur ?

Une synthèse thématique, sans aucune citation attribuable, validée par le groupe avant transmission. Aucun propos n’est rattaché à une personne.

Que se passe-t-il si le groupe met en cause une personne ?

L’animateur intervient dès que la dynamique s’installe. Un groupe qui désigne un responsable ne fait plus le travail pour lequel il est réuni.

Trois membres de l’équipe Dupsy

Échangeons sur votre situation

Un premier échange de 30 minutes pour comprendre ce qui traverse l’équipe. Vous repartez avec le dispositif adapté et son dimensionnement.