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Cellule de crise : intervenir rapidement après un événement grave

Mobilisez rapidement des psychologues après un décès, un accident grave ou une agression. Nous évaluons la situation, définissons les premières mesures à mettre en place et organisons l’intervention sur site ou en ligne.

Portrait d’une femme à lunettes regardant par la fenêtre
Deux collègues échangent en aparté près d’un bureau, l’un s’adressant discrètement à l’autre
Un homme s’exprime, carnet à la main, devant un petit groupe
Le constat

Dans les premières heures, l’organisation doit agir alors qu’elle est elle-même touchée

Un événement grave impose des décisions inédites à des responsables parfois eux-mêmes affectés, qu’il s’agisse de savoir qui informer, quoi dire aux équipes ou comment accompagner les témoins.

Dans les premières heures, il s’agit d’abord de sécuriser la situation, d’identifier les personnes et collectifs particulièrement exposés, d’organiser une communication adaptée et de rendre le soutien psychologique immédiatement accessible à ceux qui en ont besoin, sans chercher à faire parler tout le monde.

Nous vous accompagnons dans cette séquence et mobilisons les ressources adaptées. Les décisions organisationnelles restent celles de l’employeur, tandis que la prise en charge psychologique relève de nos praticiens.

Le déroulé

De l’appel initial au suivi post-crise

Le dispositif est adapté à la nature de l’événement, au nombre de personnes exposées, au contexte de l’organisation et au degré d’urgence.

  1. Évaluer la situation

    Nous examinons la nature de l’événement, les personnes exposées, les mesures déjà prises, les informations communiquées et les besoins immédiats afin de déterminer le niveau de mobilisation nécessaire.

  2. Organiser les premières réponses

    Nous vous aidons à présenter le dispositif psychologique, à organiser son accès et à identifier les populations auxquelles une attention particulière doit être portée dans les prochaines heures.

  3. Intervenir auprès des équipes

    Un ou plusieurs psychologues interviennent sur site selon le dispositif retenu. Ils proposent des temps collectifs, des espaces individuels ou des entretiens d’orientation, sans imposer la parole.

  4. Identifier les besoins de suivi

    Nous informons les personnes qui expriment un besoin après l’intervention des possibilités de soutien et les orientons vers un accompagnement individuel ou un dispositif adapté.

  5. Organiser l’après-crise

    Une fois la phase immédiate passée, nous faisons avec vous le bilan du dispositif et déterminons les suites utiles pour les équipes, les managers et l’organisation.

Les bénéfices

Une réponse immédiate pour l’organisation, un soutien accessible pour les personnes

Une crise mal accompagnée produit des arrêts, des départs et des contentieux qui apparaissent des mois plus tard.

  • Côté employeur

    Ne pas gérer seul une situation exceptionnelle

    • Vous disposez rapidement d’un interlocuteur capable de vous aider à dimensionner la réponse psychologique adaptée à l’événement.
    • Vous donnez aux managers des repères pour accueillir les réactions de leurs équipes sans leur demander de tenir un rôle clinique.
    • Vous rendez un soutien professionnel accessible aux personnes directement ou indirectement affectées.
    • Vous conservez la trace des moyens mobilisés et des actions engagées, sans accéder au contenu des accompagnements individuels.
  • Côté bénéficiaire

    Pouvoir accéder à un professionnel sans être obligé de parler

    • Il peut rencontrer un psychologue dans un cadre accessible et identifié.
    • Il reste libre de solliciter ou non l’accompagnement proposé.
    • Il dispose d’un espace extérieur à sa hiérarchie pour exprimer ce qu’il traverse s’il en ressent le besoin.
    • Lorsqu’un accompagnement complémentaire paraît utile, les différentes possibilités lui sont présentées sans que le contenu de ses échanges soit restitué à son employeur.
Un homme assis seul sur un canapé, consultant son téléphone dans un salon en soirée
Une cellule de crise n’est pas un débriefing obligatoire

La parole ne se provoque pas parce qu’un événement grave vient d’avoir lieu

Après un événement potentiellement traumatique, toutes les personnes exposées ne réagissent pas de la même manière et toutes n’ont pas besoin de parler immédiatement.

Le psychologue adapte donc son intervention au moment, au niveau d’exposition, aux réactions observées et aux besoins exprimés, sans réunir systématiquement l’ensemble des salariés pour leur faire raconter ce qu’ils ont vécu, et laisse à chacun la possibilité d’utiliser ou non les espaces proposés.

Et quand ce n’est pas la bonne réponse ?

La réponse dépend aussi du temps écoulé depuis l’événement

Juste après l’événement, la priorité va à l’organisation, au soutien et à l’information. Si l’équipe reste affectée dans les jours suivants, un débriefing, un groupe de parole ou un accompagnement individuel peut être proposé.

Deux collègues posent debout derrière un bureau en bois
Le cadre

L’événement grave déclenche aussi des responsabilités pour l’employeur

Une crise a des conséquences procédurales que l’émotion fait souvent oublier dans les premiers jours.

  • L’obligation de sécurité

    Après un événement grave, l’employeur adapte les mesures de prévention et de protection à la nature des faits et au niveau d’exposition des salariés.

  • Les obligations liées à l’accident

    Selon la nature et les circonstances de l’événement, des obligations de déclaration, d’information ou d’enquête peuvent s’appliquer dans des délais spécifiques, qu’il faut identifier rapidement.

  • Le rôle du CSE

    Certains événements graves nécessitent d’informer le CSE ou de l’associer aux investigations relevant de ses attributions.

  • La traçabilité

    L’organisation conserve les éléments relatifs au dispositif déployé, aux mesures prises et à leur temporalité, sans intégrer le contenu confidentiel des entretiens psychologiques.

Deux collègues commentent des données affichées à l’écran, l’un désignant un graphique

Une intervention de crise structurée, adaptée et suivie

  • Dès le déclenchement, la situation est analysée afin d’identifier les besoins, de dimensionner les moyens et d’organiser l’intervention.
  • Le nombre de psychologues, les modalités d’intervention et les espaces d’accompagnement sont adaptés à la nature de l’événement et aux personnes concernées.
  • Les managers et équipes encadrantes disposent de repères pour accueillir les réactions, présenter le dispositif et orienter les collaborateurs qui en ont besoin.
  • Un bilan de l’intervention restitue les moyens mobilisés, le fonctionnement du dispositif et les suites recommandées, sans contenu clinique ni donnée individuelle.
  • Des recommandations permettent d’organiser l’après-crise et de définir les éventuels accompagnements individuels, collectifs ou à distance à poursuivre.
Après l’intervention

Une crise ne s’arrête pas au départ des psychologues

  • Dans les jours suivants

    Rendre les relais visibles

    Rappeler aux salariés les dispositifs disponibles et permettre aux personnes qui n’avaient pas souhaité solliciter un psychologue immédiatement de le faire plus tard.

  • À distance

    Observer ce qui persiste

    Faire le point avec l’organisation sur le fonctionnement des équipes et les besoins collectifs qui apparaissent après la phase aiguë.

  • Si nécessaire

    Changer de dispositif

    Une cellule de crise peut ensuite laisser place à des consultations individuelles, un groupe de parole ou une intervention collective adaptée, selon ce qui apparaît.

FAQ

Questions fréquentes

Sous quel délai intervenez-vous ?

Notre engagement contractuel est un premier échange sous 24 heures et une présence sur site sous 48 heures ouvrées. Le délai réel dépend de la localisation et du nombre de personnes concernées.

Faut-il réunir toute l’équipe ?

Pas systématiquement, et jamais sans préparation. Une réunion collective imposée juste après un événement peut aggraver l’exposition de certains. Nous en décidons avec vous lors de la réunion de cadrage.

Que dit-on aux équipes qui n’étaient pas présentes ?

Un message doit leur être adressé rapidement, car le silence produit des rumeurs plus dures que les faits. Son contenu se prépare en amont de toute réunion.

Les managers sont-ils accompagnés ?

Oui, et c’est souvent la partie la plus utile, car ils sont exposés deux fois, par l’événement et par le rôle qu’on attend d’eux. Un temps spécifique leur est réservé.

Combien de temps dure la présence sur site ?

D’une demi-journée à plusieurs jours selon l’ampleur, sans rester plus longtemps que nécessaire, car une présence qui s’installe finit par entretenir la crise.

Trois membres de l’équipe Dupsy

Une situation en cours ?

Si un événement vient de survenir, appelez-nous directement et signalez l’urgence au moment de la prise de rendez-vous. Le premier échange a lieu sous 24 heures.