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Turnover et désengagement : comprendre pourquoi vos salariés partent

Mesurez ce qui fait partir vos salariés en interrogeant ceux qui restent. Le baromètre social identifie les périmètres où la reconnaissance et les perspectives font défaut, et documente vos décisions.

Un salarié consulte des indicateurs sur son smartphone, à son bureau
Une table de bureau vide, carnet et stylo posés dessus
Un open space vide, cloisons et bureaux inoccupés
Comment cela se manifeste

Ce que montrent vos chiffres, et ce qu’ils cachent

Un taux global masque presque toujours une concentration des départs, qui apporte l’information la plus utile.

  • Des départs concentrés sur un périmètre

    Lorsqu’une équipe, un métier ou un site concentre les départs, l’écart avec un périmètre comparable invite à examiner l’organisation et le management.

  • Des départs précoces

    Les départs avant deux ans renseignent sur le recrutement, l’intégration ou l’écart entre la promesse et la réalité du poste.

  • Un désengagement sans départ

    C’est la forme la plus coûteuse et la moins visible, faite de présence, d’exécution du minimum et de retrait de tout ce qui n’est pas obligatoire.

  • Des candidatures internes qui disparaissent

    Quand plus personne ne postule sur les mobilités internes, l’information est déjà passée.

Une personne détendue, vue de dos, à son bureau
Ce qui se joue derrière

Le déséquilibre entre les efforts fournis et ce que le travail apporte en retour

Les travaux de Siegrist montrent les effets d’un déséquilibre durable entre les efforts fournis et les récompenses reçues, qu’il s’agisse de rémunération, d’estime, de sécurité ou de perspectives professionnelles. Ce déséquilibre constitue un facteur de dégradation du rapport au travail et peut contribuer au désengagement comme à l’intention de partir.

Les départs ont rarement une cause unique. Rémunération, reconnaissance du travail réel, perspectives d’évolution, charge, autonomie, qualité du management ou organisation peuvent se combiner différemment selon les équipes. L’enjeu est précisément d’identifier lesquels de ces facteurs distinguent les périmètres qui fidélisent de ceux qui connaissent davantage de départs.

Le désengagement peut précéder le départ de plusieurs mois, sans apparaître directement dans les indicateurs RH habituels.

Si rien n’est fait

Ce que produit l’attente

C’est l’enjeu où le coût est le plus élevé et le moins visible dans les comptes.

  • Pour les personnes

    La charge de ceux qui restent

    Chaque départ peut redistribuer une partie de la charge sur les salariés présents et, lorsque les remplacements tardent, alimenter à son tour l’usure et les intentions de départ.

  • Pour l’équipe

    La perte de mémoire

    Les dossiers, les relations et les contournements appris repartent avec ceux qui s’en vont.

  • Pour l’employeur

    Le coût invisible

    Recrutement, intégration, montée en compétence et perte de production ne figurent sur aucune ligne budgétaire commune.

Le déroulé

Les étapes et leurs délais

Le premier échange part de vos données de départ, avant toute mesure.

  1. Premier échange

    Nous examinons vos chiffres de départ, leur maille et ce que vous en lisez déjà.

    30 minutes
  2. Cadrage

    Nous fixons le périmètre, les thèmes et le croisement avec les données de mobilité et d’ancienneté.

    1 semaine
  3. Mesure

    Nous diffusons le questionnaire, relançons les salariés et suivons la participation.

    4 à 6 semaines
  4. Restitution

    Nous restituons ce qui distingue les périmètres qui fidélisent de ceux qui connaissent davantage de départs.

    2 semaines
Les bénéfices

Ce que la mesure change, de chaque côté

L’objectif est d’identifier ce qui doit changer, périmètre par périmètre, pour que le taux de départ baisse.

  • Côté employeur

    Ce que vous y gagnez.

    • Vous disposez de l’avis des salariés en poste, périmètre par périmètre.
    • Vous identifiez les périmètres qui fidélisent le mieux, et les facteurs qui les distinguent.
    • Vous alimentez votre négociation annuelle avec des données consolidées par périmètre.
    • Vous engagez vos budgets de fidélisation sur les causes réellement identifiées.
  • Côté bénéficiaire

    Ce que cela change pour lui.

    • Il est interrogé pendant qu’il est en poste, à un moment où son avis peut encore changer les choses.
    • Il s’exprime sans passer par son manager ni par un représentant.
    • Il accède aux résultats collectifs de son périmètre.
    • Il constate si ce qu’il a remonté se traduit en actions.
Une équipe consulte des graphiques sur plusieurs écrans
Le cadre

Ce que la mesure alimente

Sans relever d’aucune obligation directe, le turnover alimente plusieurs échéances du dialogue social.

  • La consultation sur la politique sociale

    Dans les entreprises concernées, la consultation récurrente du CSE sur la politique sociale porte notamment sur l’évolution de l’emploi, les qualifications, les actions de prévention et les conditions de travail. Les données relatives aux effectifs et à leurs mouvements peuvent alimenter cette consultation.

  • La négociation sur la QVCT

    Lorsque des sections syndicales représentatives existent, la négociation obligatoire porte notamment sur l’égalité professionnelle et la QVCT. Le baromètre peut alimenter le diagnostic et le suivi des engagements.

  • La BDESE

    La base de données économiques, sociales et environnementales rassemble les informations nécessaires aux consultations et négociations récurrentes. Les données relatives à l’emploi, aux effectifs et à leur évolution permettent de replacer les départs dans leur contexte.

  • L’évaluation des risques

    Une concentration inhabituelle de départs ou d’absences invite à réexaminer les risques psychosociaux du périmètre. Toute exposition identifiée doit être intégrée à l’évaluation des risques.

FAQ

Questions fréquentes

Les entretiens de départ suffisent-ils ?

Non, et ils induisent souvent en erreur, car une personne qui part ménage ses références et livre une version acceptable, le plus souvent la rémunération. Interroger ceux qui restent donne une information plus fiable et plus actionnable.

Quel niveau de turnover est anormal ?

Cela dépend entièrement du secteur et des métiers. L’écart entre deux périmètres comparables et l’évolution sur 3 exercices alertent davantage que le niveau absolu.

Peut-on mesurer le désengagement ?

Oui, indirectement, à travers la participation aux dispositifs facultatifs, les candidatures internes, le taux de réponse aux enquêtes et l’absentéisme court. Aucun de ces indicateurs ne suffit seul, mais leur convergence est parlante.

Faut-il inclure les managers dans la mesure ?

Oui, et les résultats de la ligne managériale sont souvent les plus révélateurs. Un encadrement de proximité épuisé produit du départ dans les mois qui suivent.

Quelle différence avec une enquête d’engagement ?

L’enquête d’engagement mesure l’attachement à l’entreprise et sert souvent la marque employeur. Le baromètre social mesure les conditions réelles du travail et la qualité du dialogue, et il produit des résultats directement actionnables.

Trois membres de l’équipe Dupsy

Des départs qui se concentrent ?

Lors d’un premier échange de trente minutes à partir de vos données de départ, nous vous disons ce qu’elles indiquent et ce qu’il faudrait mesurer pour le confirmer.