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Audit RPS : objectiver les risques psychosociaux pour savoir où agir

Mesurez l’exposition de vos équipes aux risques psychosociaux. Nos psychologues identifient les populations et facteurs prioritaires, puis produisent un diagnostic et un plan d’action.

Quatre collègues échangent autour d’une table, documents en main
Un cadre signe un document pendant qu’une collaboratrice lui présente un dossier
Des mains tournent les pages d’un rapport annoté de surlignages jaunes
Le diagnostic RPS

Mesurer les facteurs de risque au-delà du ressenti

Là où une enquête de satisfaction recueille l’appréciation des salariés sur leur travail, un audit RPS analyse les conditions dans lesquelles ce travail est réalisé et les facteurs susceptibles d’altérer la santé des personnes.

Le référentiel issu du rapport Gollac permet notamment d’explorer six grandes familles de facteurs, qui couvrent l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie, les rapports sociaux, les conflits de valeurs et l’insécurité de la situation de travail.

Cette lecture permet de passer d’un constat général à des questions plus opérationnelles, qui portent sur les facteurs en cause, les endroits où ils se concentrent et les actions à engager en priorité.

Le déroulé

De l’évaluation au plan d’action

Un audit RPS dure généralement quatre à six semaines selon l’effectif et le niveau d’approfondissement, avec un calendrier et des restitutions définis dès le cadrage.

  1. Cadrer

    Avant le lancement, nous définissons le périmètre, les populations, la méthode, les règles d’anonymat et le calendrier, en associant les parties prenantes selon le contexte.

  2. Recueillir

    La plateforme administre le questionnaire et les relances sans intervention de la hiérarchie dans les réponses. Des entretiens ou observations peuvent compléter le recueil.

  3. Analyser

    Nos psychologues croisent les indicateurs, les verbatims et les éléments qualitatifs pour identifier les facteurs de risque et les populations concernées. L’analyse tient compte du contexte et des limites de la mesure.

  4. Restituer et agir

    Nous discutons des résultats avec les parties prenantes pour distinguer les facteurs prioritaires, les mesures existantes et les actions à renforcer. Le rapport et ses recommandations alimentent ensuite votre démarche de prévention.

Les bénéfices

Un diagnostic utile et un cadre de confiance

Pour être utile, un diagnostic doit permettre à l’employeur de décider où agir, tout en donnant aux salariés suffisamment de garanties pour qu’ils puissent participer en confiance.

  • Côté employeur

    Objectiver pour mieux décider.

    • Vous identifiez les facteurs de risque qui nécessitent une attention prioritaire.
    • Vous repérez les populations ou unités de travail particulièrement concernées, dans les limites de l’anonymat.
    • Vous disposez d’éléments documentés pour alimenter votre évaluation des risques et votre plan d’action.
    • Vous conservez une méthode reproductible permettant de suivre l’évolution des mêmes indicateurs dans le temps.
  • Côté salarié

    Pouvoir s’exprimer dans un cadre clair.

    • Le questionnaire l’interroge sur son travail et ses conditions d’exercice autant que sur sa satisfaction générale.
    • Il connaît les règles de confidentialité et d’anonymat avant de participer.
    • Ses réponses individuelles ne sont pas communiquées à sa hiérarchie.
    • Les principaux enseignements collectifs peuvent lui être restitués selon les modalités définies avec l’organisation.
Audit ou enquête ?

Un signalement précis ne se traite pas comme un diagnostic

L’audit RPS analyse les conditions de travail d’un collectif sans établir de faits individuels ni de responsabilités. Un signalement de harcèlement, de discrimination ou de violence demande une démarche spécifique.

Deux collègues consultent des classeurs de documents, calculatrice et ordinateur portable à l’appui
La méthode

Un diagnostic construit pour être exploitable

La qualité d’un audit RPS dépend avant tout de la méthode utilisée pour produire les données, les analyser et les transformer en décisions.

  • Un cadre d’analyse reconnu

    L’analyse s’appuie notamment sur les six familles de facteurs de risques psychosociaux issues du rapport Gollac, largement mobilisées comme cadre de référence en prévention des RPS.

  • Une méthodologie documentée

    Le rapport explicite le périmètre, les populations interrogées, les outils utilisés, la participation, les règles d’anonymat et les limites de l’analyse, afin que chacun comprenne comment les conclusions ont été établies.

  • Une lecture par le travail réel

    Les résultats quantitatifs sont replacés dans le contexte de l’organisation et, lorsque cela est nécessaire, approfondis par une approche qualitative.

  • Une démarche collective

    L’association des acteurs concernés (direction, prévention, représentants du personnel et salariés selon les étapes) contribue à la compréhension des résultats et à l’appropriation des actions qui en découlent.

Trois collègues échangent en réunion autour d’un ordinateur portable

Ce que vous avez entre les mains à l’issue de l’audit

  • Un rapport de diagnostic qui réunit la méthode, le périmètre, les résultats, les facteurs de risque identifiés, les limites de l’analyse et les recommandations.
  • Une cartographie des facteurs de risque, visualisés selon les unités de travail et populations définies au cadrage, dans le respect des règles d’anonymat.
  • Des priorités d’action, qui traduisent les constats en pistes de prévention en distinguant les actions organisationnelles, collectives et individuelles à envisager.
  • Des éléments pour votre DUERP, présentés par unité de travail pour contribuer à l’évaluation des RPS et à l’actualisation du document unique.
  • Une restitution des résultats aux parties prenantes définies au cadrage, dont nous accompagnons l’appropriation.
FAQ

Questions fréquentes

Quel taux de participation faut-il atteindre ?

Il n’existe pas de seuil légal, mais en dessous de 40 %, les résultats restent indicatifs et sont présentés comme tels. Au-delà de 50 % sur une population donnée, l’analyse par sous-groupe devient robuste. Le taux atteint figure toujours dans le rapport et conditionne l’analyse.

Le questionnaire est-il vraiment anonyme ?

Les réponses ne sont jamais rattachées à une identité, et le seuil de 5 répondants est appliqué automatiquement à toute restitution. Une maille qui descend sous ce seuil est regroupée avec une autre.

Audit RPS et diagnostic RPS, est-ce la même chose ?

Les deux termes désignent la même démarche : évaluer l’exposition des salariés aux facteurs de risques psychosociaux, puis en tirer un plan d’action. Le mot diagnostic est celui des textes et des institutions, le mot audit celui des donneurs d’ordre et des cahiers des charges. Nous répondons aux deux appellations avec la même méthode.

Quelle différence avec un baromètre social ?

L’audit RPS mesure l’exposition à des facteurs de risque définis par la recherche. Le baromètre social mesure le climat, la perception du dialogue et la confiance dans l’organisation. Le premier alimente le document unique, le second alimente la négociation.

Le CSE doit-il être consulté avant le lancement ?

Les élus sont associés dès le cadrage. Cette association améliore nettement le taux de participation et sécurise la méthode en cas de contestation.

À quelle fréquence faut-il refaire un audit RPS ?

Le document unique est mis à jour au moins une fois par an. Une reprise complète de la mesure tous les 12 à 24 mois permet de comparer et de démontrer l’effet du plan d’action.

Trois membres de l’équipe Dupsy

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