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Bien-être au travail

Présentéisme et absentéisme : Quelles différences ?

Le présentéisme, comme l’absentéisme, reflète un mal-être au travail. Se rendre au bureau en étant malade nuit à la productivité et à la santé. Découvrez ses impacts et solutions.

Nathan Durroux, psychologue clinicienPublié le · Mis à jour le · 2 min de lecture
Présentéisme et absentéisme : Quelles différences ?

Comprendre le présentéisme : définition et implication

Par définition, le présentéisme désigne la situation où les employés se rendent au travail alors qu'ils sont malades ou confrontés à des problèmes personnels qui réduisent leur productivité. Ce phénomène cache souvent une peur de perdre son emploi, une charge de travail excessive, ou un sentiment de culpabilité lors d'absences. Les implications sont multiples :

  • Diminution de la productivité générale de l'employé
  • Risque accru d'erreurs dans le travail
  • Détérioration possible de l'ambiance de travail
  • Prolongation de la période de maladie ou de récupération nécessaire

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Impact sur la santé des employés

Les impacts du présentéisme ne se limitent pas uniquement à un déclin de la performance professionnelle, mais s'étendent également à la santé des individus concernés. Travailler en étant malade non seulement retarde la guérison, mais augmente aussi le risque de transmission de maladies contagieuses aux collègues. Le stress chronique, résultant de la pression constante d'être physiquement présent, peut également entraîner des troubles plus graves comme l'épuisement professionnel, ou burn-out.

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Répercussions organisationnelles

Les incidences du présentéisme sur une entreprise peuvent être vastes et sous-estimées. Un employé qui travaille tout en étant malade est bien moins efficace, ce qui peut :

  • Affecter la qualité du service ou du produit final
  • Engendrer un manque à gagner notable pour l'entreprise
  • Casser la dynamique de groupe et impacter négativement le moral des autres employés

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En outre, si cette pratique est courante, elle peut ternir l'image de l'entreprise, lui faisant passer pour un lieu de travail toxique où la santé des salariés n'est pas prioritaire.

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Mesures préventives et gestion du problème

Pour combattre le présentéisme, il est essentiel que la direction prenne des mesures proactives pour encourager un environnement de travail sain. Voici quelques stratégies :

  • Instauration d'une politique de congés maladie flexible et raisonnable
  • Programmes de soutien à la santé mentale et physique des employés
  • Mise en place de télétravail pour offrir plus de flexibilité
  • Formation des managers sur l'importance de la santé au travail et comment l'encourager sans inciter au présentéisme

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L'idée centrale étant de prôner une culture d'entreprise qui valorise la qualité du travail et le bien-être des employés plutôt que la seule présence physique au bureau.

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Le rôle du management dans la réduction du présentéisme

Les managers jouent un rôle crucial dans la réduction du présentéisme. En étant attentif aux signes de malaise ou de fatigue chez leurs équipes, ils peuvent intervenir avant que le problème ne s'aggrave. De plus, en promouvant un équilibre entre vie professionnelle et personnelle et en reconnaissant ouvertement que la santé est une priorité, ils peuvent aider à déstigmatiser les absences dues à des raisons médicales. Lire l’article associé

En conclusion, bien que souvent ombragé par les discussions autour de l'absentéisme, le présentéisme mérite tout autant d'attention due à ses effets pernicieux sur les individus et les performances organisationnelles. Reconnaître et gérer ce phénomène s'avère donc crucial pour assurer un environnement de travail sain et productif.

À propos de l’auteur

Portrait de Nathan Durroux

Nathan Durroux, psychologue clinicien

Nathan est psychologue de profession et cofondateur de Dupsy. Sa passion pour les comportements humains est née de sa première confrontation dans son vécu personnel et face à la détresse ressentie par les parents des enfants autistes qu’il accompagnait dans son travail. Il a alors décidé d’accompagner les entreprises avec son expertise pour trouver des solutions efficaces à ce problème.

Questions fréquentes sur ce sujet

Comment calcule-t-on un taux d’absentéisme ?

On rapporte le nombre de jours d’absence constatés sur une période au nombre de jours théoriquement travaillés sur la même période, le résultat s’exprimant en pourcentage. Le point délicat est le périmètre : selon que l’on inclut ou non les congés maternité, les accidents du travail ou les absences longues, le chiffre change du tout au tout. Un taux n’a de sens que comparé à lui-même dans le temps, avec une règle de calcul stable.

Un absentéisme faible signifie-t-il que tout va bien ?

Pas nécessairement. Un taux très bas peut aussi traduire le fait que les salariés viennent malgré tout, par crainte pour leur poste, par solidarité avec une équipe réduite ou parce que les absences sont mal vues. Le rapprocher d’autres indicateurs, turnover, erreurs, réclamations clients, constats de l’encadrement, évite de conclure trop vite.

Les absences courtes et répétées disent-elles autre chose que les arrêts longs ?

Elles renvoient à des causes différentes. Les arrêts longs relèvent souvent d’une pathologie installée, alors que la répétition d’absences brèves dans un même service signale plutôt une usure, une tension relationnelle ou une organisation sans aucune marge. C’est cette répétition, et non le volume total de jours, qui mérite l’analyse la plus fine.

Faut-il traiter les deux phénomènes dans la même démarche ?

Oui, car ils partagent une large part de leurs causes : charge, autonomie, soutien, reconnaissance. Les traiter séparément conduit à des mesures qui se contredisent, par exemple un contrôle renforcé des absences qui pousse à venir travailler malade. Une évaluation des facteurs de risques psychosociaux les couvre dans le même mouvement.

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